En se rendant aux bureaux du New York Ledger pour donner son interview, Castle ne s’attendait pas à ce que la journaliste pense que Kate et lui étaient ensemble. Et pourtant, c’est ce qu’elle avait écrit dans son article. Et, jusque-là, l’écrivain était parvenu à tout faire pour que Kate ne voit pas ce fameux article. Mais leur suspect avait craché le morceau, et Kate avait tout de suite demandé à l’écrivain de lui montrer l’article en question. Kate s’était énervée contre lui quand elle avait lu ce qui était écrit. Alors, pour oublier ça et se sortir Castle de la tête – parce qu’elle n’arrêtait pas de penser à lui – elle demanda à sa meilleure amie de lui trouver un rencard. Castle, lui, allait sortir avec la fameuse célibataire numéro 3. Et quelles étaient les chances qu’ils se retrouvent dans le même endroit parmi la centaine de restaurant qu’il y avait à New York ?

 

Tous les deux étaient installés à leur table, à seulement quelques mètres l’un de l’autre. Et tous les deux avaient leur rencard, mais ils étaient plus concentrés sur leur enquête plutôt que sur la personne qui se trouvait face à eux. Et ils étaient tellement plongés dans leur boulot que le pompier et la célibataire numéro 3 finirent par dîner à la même table. Et, s’ils étaient honnêtes, les deux partenaires s’en fichaient. Ils étaient retournés au poste pour interroger leur suspect qui, au final, s’était avéré être le tueur. Castle était toujours en costume, mais Kate avait retiré sa robe et s’était changée – pour le plus grand regret de l’écrivain. Ne voulant pas que la soirée se termine, Castle lui proposa d’aller chez Remy’s pour dîner. En tête à tête. C’est bras dessus, bras dessous qu’ils quittèrent le commissariat pour aller manger.

 

Kate les emmena jusqu’à chez Remy’s. Ils s’installèrent à une table et un serveur leur apporta la carte. Mais tous les deux avaient une idée bien précise de ce qu’ils voulaient. Un dîner en tête à tête dans un petit restaurant improvisé ? Ça ressemblait étrangement à un rencard. Mais ils ne voudraient sûrement pas l’avouer.

 

Kate repensa à l’article paru dans le journal. Et elle se demanda pourquoi la journaliste aurait pu penser ça. Si Castle ne lui avait rien dit, alors pourquoi avoir écrit ça ? Le meilleur moyen d’avoir une réponse serait de lui poser directement la question.

 

- « Castle ?

-Mmm ?

-Pourquoi est-ce que la journaliste pensait que nous étions ensemble si vous ne lui avez pas dit ? »

 

Castle releva la tête. Il n’était pas certain que Kate veuille vraiment savoir ce qu’il avait à répondre à ça.

 

- « J’ai justement été la voir pour lui poser la question. Et… elle m’a dit que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure.

-Pourquoi ça ? demanda Kate, perdue.

-Parce qu’apparemment je n’ai pas arrêté de parler de vous. Je ne m’en suis même pas rendu compte. »

 

Kate avait du mal à y croire. Il parlait d’elle sans même s’en rendre compte ?

 

- « Elle a dit que l’année dernière, je n’avais parlé que de moi ; dit ce dernier. Et que cette année, je revenais sur vous peu importe la question qu’elle me posait. Vous allez sûrement trouver ça flippant.

-Non, pas du tout ; répondit Kate, les joues rougissantes. En vérité, je trouve ça… mignon.

-Vraiment ?

-Vraiment. »

 

Kate lui offrit un sourire avant de baisser la tête pour boire une gorgée de son milkshake à la vanille. Tous les deux terminèrent de manger tranquillement avant de retourner à la voiture. Kate invita Castle à boire un café chez elle, il accepta sans hésiter. La brunette l’invita à s’installer dans le canapé pendant qu’elle leur préparait ça. Elle le rejoignit quelques minutes plus tard et lui tendit la tasse.

 

- « Vous comptez revoir Monsieur le pompier ? demanda Castle.

-Je vous ai dit qu’il ne parlait que de lui, vous auriez dû comprendre que ça allait s’arrêter là. Mais faites attention Castle, on pourrait croire que vous êtes jaloux.

-Et si je l’étais ? »

 

 Kate fut prise de court par la réponse de son partenaire. Et, au lieu de lui répondre, elle préféra changer de sujet.

 

- « Et vous alors avec la célibataire numéro ?

-Elle était ennuyeuse à mourir. Et puis, quand on vous connait vous, toutes les femmes qui passent après ne font pas le poids. »

 

Une fois de plus, Kate tourna la tête pour masquer ses joues rougissantes. Il faisait tout pour la déstabiliser, et il y parvenait. Ne voulant pas s’imposer trop tard, Castle s’en alla. Kate insista pour le ramener chez lui. Elle le raccompagna même jusqu’à la porte du loft.

 

- « Au fait, je n’ai pas eu l’occasion de vous le dire mais… vous étiez magnifique dans votre robe. Vraiment magnifique. »

 

Il l’avait complimentée toute la soirée, et il continuait.

 

- « Vous n’étiez pas mal non plus dans votre costume. Enfin… vous êtes. Au présent.

-Je vous trouble lieutenant ? »

 

Castle fit un pas vers elle, son visage ne se trouvant plus qu’à quelques centimètres du siens. Il continuait de se rapprocher, et Kate le regardait faire. Elle ne voulait ni tourner la tête, ni se reculer. Elle le laissa l’embrasser. Elle caressa même sa joue avant de répondre à son baiser. Quand ils se reculèrent, elle garda les yeux fermés.

 

- « Ça vous a déplu ? demanda Castle, nerveux.

-Non, au contraire. C’était… j’ai beaucoup aimé ; avoua timidement Kate.

-Moi aussi. »

 

Kate baissa la tête pour la relever quelques secondes plus tard. Castle se pencha vers elle pour lui voler un chaste baiser.

 

- « Bonne nuit Kate. Soyez prudente sur la route.

-Bonne nuit Castle. Et ne vous en faites pas, je vous enverrai un message quand je serai rentrée. »

 

Kate s’approcha de lui pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. Cette soirée se terminait  beaucoup mieux qu’elle n’avait commencé.

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