Kate faisait souvent des cauchemars, surtout depuis la fusillade. Elle s’y était habituée, surtout lorsqu’elle faisait toujours le même. Quand c’était elle qui était en danger dans ses cauchemars, elle parvenait à se calmer. Mais quand il s’agissait de son partenaire, elle mettait toujours un moment avant de reprendre ses esprits et réaliser qu’il allait bien.

 

En venant frapper chez lui pour lui avouer qu’elle en avait assez de masquer ce qu’elle ressentait, elle n’avait pas imaginé passer une nuit aussi mouvementée. Du moins, pas mouvementée dans ce sens-là. Après s’être endormie dans les bras de l’écrivain, elle avait fait un cauchemar. Un de plus où c’était lui qui était en danger de mort. Et dans ce cauchemar, il était suspendu au toit, comme elle l’avait été quelques heures plus tôt. Elle était présente elle aussi. Elle s’était battue avec Maddox comme dans la réalité, mais ce dernier la maîtrisait. L’écrivain était alors intervenu pour sauver sa partenaire et tenter d’assommer Maddox. Mais ce dernier avait donné un coup violent à l’écrivain, le projetant sur le sol. Avant de le réaliser, Castle était tombé du bâtiment. Il se tenait au bord de l’immeuble, il essayait de tenir bon et ne pas aller s’écraser sur le sol de nombreux mètres plus bas. Et Kate arrivait trop tard pour le retenir. Au moment où elle se penchait pour attraper sa main et l’aider à remonter, il lâchait prise et allait s’écraser sur le sol. Et tout ça, sous ses yeux.

 

Kate se réveilla en pleurs au beau milieu de la nuit. Elle avait les yeux grand ouverts, mais elle pensait toujours que son partenaire n’était plus de ce monde, alors que ce dernier était allongé juste à côté d’elle. Kate s’agitait dans tous les sens et n’arrêtait pas de hurler le prénom de son partenaire. Ce dernier fut réveillé en sentant Kate bouger à côté de lui.

 

-«Kate, eh Kate ! »

 

Rick se tourna complètement vers Kate et posa une main sur son bras. Mais il en fallait plus que ça pour que la brunette revienne à elle et réalise que tout allait bien.

 

-«Kate, je suis là ; continuait de répéter ce dernier. Tout va bien, d’accord ? Je suis là. 

-Rick… tu étais, il t’avait…

-Personne ne m’a rien fait, Kate. Je suis là, avec toi, et je vais bien. Nous allons bien tous les deux. »

 

Kate était toujours agitée. Rick l’attira de force dans ses bras et la serra contre lui. Chamboulée, elle continuait de ses débattre dans ses bras. Jusqu’à ce qu’elle n’ait plus assez de forces pour lutter. Ce n’est pas pour autant que Rick arrêta de la rassurer en lui parlant.

 

-«Je vais bien, Kate. Tu vas bien. Tout va bien, d’accord ? Personne ne m’a fait de mal.

-Mais ils vont finir par t’en faire si tu restes proche de moi ; murmura la brunette, se sentant coupable.

-Ils ne m’atteindront jamais, je ne les laisserai pas faire. Et je ne les laisserai pas te faire de mal non plus, crois-moi. Je suis beaucoup plus méchant que j’en ai l’air lorsqu’on s’attaque aux personnes que j’aime. »

 

Kate, blottie dans les bras de son – petit ami ? – releva la tête pour croiser son regard. Elle amena sa main sur son visage et caressa délicatement sa joue.

 

-«Merci ; murmura-t-elle timidement. D’être là.

-Toujours, Kate. Je te l’ai promis. »

 

Elle usa le peu de forces qui lui restait pour relever la tête un peu plus et venir déposer un chaste baiser sur les lèvres de ce dernier. Toujours nue après leurs ébats amoureux de quelques heures plutôt, la brunette frissonnait.

 

-«Tu veux ma chemise pour te couvrir un peu ? demanda Rick.

-Si tu parviens à la retrouver parmi tous les vêtements éparpillés sur le sol. »

 

Rick se redressa et regarda autour de lui dans la chambre. Sa chemise était au pied du lit. Il se leva quelques secondes le temps d’aller la chercher. Il aida Kate à l’enfiler et enfila quelques boutons.

 

-«Tu penses pouvoir te rendormir ? demanda l’écrivain tout en caressant sa joue.

-Je n’ai pas vraiment envie de dormir. »

 

Kate se colla contre Rick et enfouit sa tête dans son cou pour y déposer de nombreux baisers.

 

-«Kate ; gémit l’écrivain.

-Montre-moi que tu es bel et bien vivant. »

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