Kate ne laissait paraître aucune émotion lorsqu’un drame l’affectait personnellement, sauf la colère et l’injustice qu’elle était susceptible de ressentir. Sa tristesse, elle la gardait pour elle. Mais son partenaire, présent à ses côtés depuis presque trois années complètes, devinait lorsqu’elle était touchée. C’était le cas avec la mort de Royce, d’autant plus que leur histoire s’était très mal terminée. C’était l’une des raisons pour laquelle Castle avait pris son billet d’avion pour Los Angeles : l’aider mais surtout l’épauler. Ce court séjour sous le soleil avait été rempli de surprises même s’il n’était pas encore tout à fait terminé. Mais la conversation qu’ils avaient eue sur le canapé le deuxième soir avait fait accélérer les battements de leurs cœurs à tous les deux. Celui de Castle avait battu la chamade lorsque Kate avait insinué qu’elle l’aurait bien embrassé : poke you, i wanna kiss you. Jamais deux sans trois, l’écrivain était persuadé que quelque chose allait encore se passer.

 

Ce soir était leur dernière soirée avant de rentrer à New York à la première heure le lendemain. Les deux partenaires s’étaient servi un verre de vin pour célébrer l’arrestation de celui qui avait retiré la vie de Royce.

 

-« Comment vous vous sentez ? demanda enfin l’écrivain.

-Je sui heureuse d’avoir rendu justice à mon ami, mais… je suis toujours dévasté d’avoir perdu celui qui m’a beaucoup appris, et de ne pas avoir arrangé les choses. »

 

Kate esquissa un sourire, tout sauf sincère et joyeux. Elle avait souri par politesse avant de baisser la tête.

 

-« Vous savez Kate, laisser vos amis vous prendre dans leurs bras quand vous en avez besoin n’a jamais tué personne.

-Je pense que bous avons franchi l’étape d’être amis Castle, vous ne pensez pas ?

-A vous de me le dire, Kate. »

 

La brunette avait relevé la tête et lui avait adressé un sourire timide – et sincère – en lui faisant cet aveu.

 

-« Vous croyez que je ne vous ai pas vu me dévorer du regard quand je suis sortie de la piscine ?

-Et vous vous souvenez de ce que vous m’avez dit juste après ? Je me souviens du mot embrasser. »

 

La brunette se pinça légèrement les lèvres sans trop oser regarder son partenaire. Même si cette conversation s’arrêtait là, Castle était heureux des aveux de Kate. C’était un commencement, et c’était suffisant.

 

-« A propos de prendre ses amis dans ses bras…

-Venez là. »

 

Kate posa son verre sur la table basse du salon avant de timidement s’avancer vers son partenaire et prendre confortablement place dans ses bras. Elle enroula ses bras autour de sa taille et Castle encercla les siens en dessous de ses épaules.

 

-« Merci d’être là, Castle.

-Always. »

 

L’écrivain hésita, pensant que ce serait aller trop loin, avant de finalement déposer un baiser sur son front. Kate se blottit un peu plus contre lui. Elle pensa au fait qu’elle ne s’était jamais sentie aussi aimée et en sécurité qu’à cet instant présent. Elle resta près d’une demi-heure dans ses bras avant de se reculer et lui offrir un énième sourire.

 

-« Amis ?

-Plus que ça ; lui assura Kate. »

 

Le sujet de leur relation ne fut plus abordé pour le restant de la soirée. Chacun rejoignit sa chambre assez tôt pour être en forme pour prendre leur avion.

 

Le lendemain, durant le court trajet, Kate posa sa tête sur l’épaule de son partenaire tout en lisant la lettre de Royce que Lanie lui avait donnée.

 

Deux semaines plus tard, Castle l’embrassa en bas de son immeuble après l’avoir invitée à dîner.

Petits prompts, chapitre 113.
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